27.02.2007
Le capital sypathique de M. Sarkozy
Si c'est vrai, c'est une petite bombe. Oh, bien sûr, il restera droit dans ses bottes Sarkozy mais ça pourrait bien le faire tanguer. Le Canard Enchainé révèle que Nicolas le Petit a bénéficié d'un rabais de 300000 euros sur l'achat d'un bien immobilier accordé par le promoteur favori de la mairie de Neuilly. L'appartement luxueux a depuis été revendu par Sarkozy avec une belle plus value. Le premier ministre n'a pas encore répondu. Son équipe cherche encore une parade. Guéan a répondu au journalistes qui enquêtent sur cette affaire que le ministre de l'intérieur avait égaré la lettre et qu'il répondrait la semaine prochaine. C'est fou ce manque d'organisation!
19:10 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Canard Enchainé, appartement, rabais
Combien ça coûte?
Le chiffrage, le "combien ça coûte", on en avait beaucoup parlé et ça avait donné lieu à pas mal de polémiques... Et là, surprise, enfin quelque chose de sensé dans ce débat sur le "chiffrage" des programmes. Ce quelque chose c'est un texte, un manifeste, écrit par des membres du très sérieux OFCE et que vous pouvez trouver sur le site ofce.sciences-po. Que dit le texte en substance? Que le chiffrage comptable est une belle connerie parce qu'il n'est ni possible ni souhaitable. Il n'est pas possible car les chiffres avancés ne sont pas fiables, personne n'est capable de quantifier exactement le coût des programmes. Il n'est pas souhaitable car le programme le moins onéreux pour les deniers de l'Etat peut s'avérer, à terme, catastrophique car inefficace pour redresser la barre et relancer la croissance. Tout programme est un pari sur l'avenir et un investissement. Si on peut évaluer les programmes en termes d'efficacité c'est-à-dire à l'aune du bénéfice futur que la société pourra en tirer ou espère en tirer, on ne doit pas les évaluer en terme de coût... Une critique en règle de l'esprit boutiquier en quelque sorte. La vision purement comptable est une hérésie économique... Voilà qui me réconcilierait presque avec l'économie... L'économique contre le comptable. Et les auteurs du texte d'ironiser: " « Combien ça coûte » est le slogan de programmes télévisés et distrayants, ce n’est pas une méthode pour savoir si les options qui nous sont proposées par les candidats à l’élection présidentielle sont à la hauteur des enjeux."
Finalement les choix qui nous sont proposés sont, comme certains l'ont souligné, à juger en fonction des choix de société qu'ils proposent, des conséquences économiques et sociales qu'ils induisent, des choix idéologiques qui les sous tendent et non en fonction d'un coût arithmétique extrapolé et qui ne tiendrait compte d'aucune autre donnée. Merci donc à monsieur Fitoussi et à monsieur Timbeau pour cette mise au clair. Au moins les choses sont dites et bien dites pour un béotien comme moi.
18:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fitoussi, chiffrage, comptabilité, économie
25.02.2007
Nous voilà rassurés
Une information, donnée par Le Monde.fr, a retenu mon attention. Le quotidien vespéral se fend d'un article pour nous apprendre que, tenez-vous bien, François Hollande appelle à voter Ségolène Royal... On se dit que jusque là tout est normal mais la nuance vient tout de suite après, dans la même phrase: "dès le premier tour". Wow! ça c'est de l'info... ça c'est du journalisme... Mais peut-être que l'info principale n'était pas là... Alors pourquoi titrer comme ça? Je comprends vraiment rien au journalisme... http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-87608...
20:35 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Le Monde, journalisme, Royal, Hollande
APPEL CONTRE LA CENSURE DES CITOYENS
APPEL CONTRE LA CENSURE DES CITOYENS
14:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : appel, citoyens, José Bové, parrainages, partis politiques, omertà
24.02.2007
On en peut plus de Sarkozy
12:40 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Candida
L'Entreprise Bayrou
Bayrou se préoccupe beaucoup du sort des plus fragiles. Bayrou sait prendre ce petit air courroucé et préoccupé quand on lui parle des petites gens. Son ton devient plus grave, son débit plus lent, son regard plus pénétré... Bayrou est pour la défense des plus faibles, donc il est de gauche! Oooooooh, Bayrouuuuu, de gauuuuuuche! Eh oui, à l'entendre, à le voir, plus à gauche que lui tu meurs. Sauf que voilà, ça c'était avant qu'il ne détaille son projet présidentiel ou pacte ou contrat parce qu'il ne faut surtout pas dire programme ça fait pas "in", ça fait pas crédible... Vendredi, il a révélé son pacte économique et là, surprise, Bayrou n'est pas l'ami des plus faibles, il est l'ami des entreprises... C'est pas moi qui le dit c'est lui: «Il faut créer un environnement amical pour l'entreprise, y compris fiscal, particulièrement pour les PME . »
Environnement "amical". Bizarre cette personnification de l'entreprise. Oui, l'enjeu de la droite et du MEDEF c'est de nous rendre l'entreprise sympathique. Sympathique une entreprise? Bizarre comme programme. Il faut reconnaître qu'ils ne sont pas cons à l'UDF et qu'ils avaient prévu le coup, pour pas qu'on leur reproche de ne pas être "raccords" avec les déclarations précédentes du candidat, sur un air de "putain il nous promettait le grand soir et en fait il sert le patronat..." Donc ils anticipent les critiques. La meilleure façon de défendre les plus faibles c'est de tisser des liens d'amitié solides avec les entreprises (sic). Bien tenté! Ils seraient pas un peu sophistes à l'UDF.
Faut le dire tout de go, c'est un programme de droite. Ce n'est pas un crime d'être de droite mais il faut juste s'assumer en tant que tel, pas raconter des bêtises pour tenter de noyer le poisson et attirer les chalans crédules ou distraits. En même temps quand on voit qui sont les auteurs de ce programme économique, on ne pouvait pas s'attendre à mieux... La fibre de gauche de Jean-Claude Casanova, Christian Saint-Etienne, Jean Arthuis, Charles de Courson, ou l'ancien patron du Crédit lyonnais Jean Peyrelevade, n'est plus à démontrer; tous des gauchistes, des partageux, d'infâmes bolcheviks aux ongles acérés. Oh, bien sûr, il y a ce groupe, toujours aussi mystérieux, ce groupe de transfuges socialistes, au nombre de soixante-dix, des hauts fonctionnaires, nous dit-on, la caution de gauche de ce programme, le groupe Spartacus... Sauf que ces spartakistes d'un genre nouveau veulent rester anonymes... Nous ne pouvons donc juger qu'au résultat...
12:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : programme, UDF, Bayrou, Spartacus, Peyrelevade
La censure frappe à nouveau!
Après la suspension, surprise, du talentueux et iconoclaste Duhamel pour délit de centrisme, qui a ému toute la blogosphère et tous ses confrères journalistes, c'est au tour de notre père à tous, de l'auto-proclamé "pape des blogueurs", sarkophile notoire, voire sarkolâtre, d'être suspendu. Bref, il s'est fait lourder le père Lemeur. Allons-nous manifester le même élan de générosité à son égard que celui dont nous avons fait preuve à l'égard d'Alain Duhamel? Allons-nous nous indigner, accuser, crier à la censure et à la fin de la démocratie?
Lemeur avec son talent habituel avait réussi à s'incruster dans une émission de télévision, sur Canal+, toujours à l'affût des nouvelles modes, il collaborait avec Pascal Clark dans "En aparté" mais son soutien ouvert, et connu de longue date, à Nicolas Sarkozy lui a nui après lui avoir tant servi... C'est une victime collatérale de la jurisprudence Duhamel. Il tombe sur le champ de bataille, sabre au clair, dans la guerre inlassable qu'il a menée pour faire sourdre la vérité.
Avec lui nous perdons un grand analyste, un oeil acéré, une pensée fine et nuancée... Je lance une non-pétition de non-soutien à Loïc Lemeur. Vous pouvez la signer, ici, dans les commentaires; je n'en ferai rien, je ne l'enverrai nulle part.
Sinon, si vous ne connaissez pas Loïc, cliquez ici, vous y trouverez ce que Loïc a, sans doute, crée de mieux...
11:40 Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Loïc Lemeur, suspension, sarkolâtris
23.02.2007
Sur le retour...
On nous avait annoncé des retours mais celui-là surprend tout le monde... Les gens disent DSK, oui (sous entendu: il a encore un avenir politique) Fabius, à la rigueur (sous entendu il pèse encore quelque chose au PS, à peu près 20%) mais Jospin? Jospin? Vous connaissez quelqu'un qui s'appelle Jospin, vous? Mal aimé Jospin? Superstitieux les socialos? Pourtant Jospin c'est la compétence qu'il manque à Ségolène, pourtant Jospin c'est la crédibilité qu'il manque à Fabius, pourtant Jospin c'est le socialisme qu'il manque à DSK. Non, ils n'en ont cure au P.S et ils entonne le "au secours Jospin revient". On a la dent dure malgré les signes de bonne volonté. Comme dans toutes les familles on compose mais on oublie pas, on fait mine de pardonner mais on reste méfiant.
En même temps, avec toutes les précautions oratoires qui ont été prises pour accompagner son retour, ça semble être un retour pour la forme, un retour pour la photo de famille après... D'ailleurs Jospin regadre déjà vers le large, il sonde déjà l'horizon lointain, l'Océan l'appelle. Il revient mais il fera campagne "à sa manière"; il revient et il "interviendra quand il le souhaite"... Les autres feront partie du QG, lui, c'est moins clair... On ne peut pas imaginer Jospin quémander une petite place, on ne peut pas imaginer Lionel mendier un strapontin. Fier le Lionel, orgueilleux le Lionel. C'est d'ailleurs ça qui l'a perdu. Un homme droit et intransigeant. Il revient par responsabilité. D'ailleurs que n'aurait-on dit s'il n'était pas revenu! On l'aurait accusé d'enclencher la machine à perdre, c'est sûr. Il est revenu, c'est un fait et en cas de défaite il est le seul à connaître le chemin vers le cimetière des éléphants... Chacun fera campagne "à sa manière", finie la période d'autogestion...
10:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : DSK, Jospin, Royal, Fabius, PS
22.02.2007
Remaniements et réajustements
On recolle, on rafistole, on rustine... Après le départ fracassant de Besson, l'heure est à l'apaisement au PS. On donne des gages. On intègre, on cajole, on réconcilie. Faut dire que la stratégie de l'ostracisme et de la vengeance ne portait pas vraiment ses fruits... Ségolène a enfin entendu les barrissements menaçants des éléphants et consent à leur faire une petite place... Mais faudrait pas que les éléphants prennent trop de place, certaines places sont déjà prises et les éléphanteaux verraient d'un mauvais oeil qu'on vienne leur chiper leur nouveau pouvoir tout neuf qu'ils ont conquis grâce à leur flair et grâce à leur opportunisme. L'opportunisme n'est pas un gros mot en politique mais bon... Je ne voudrais pas être trop péremptoire mais bon, je parie que les frictions ne font que commencer... les appétits sont trop aiguisés pour être calmés par des petites miettes. La guerre de succession aura bien lieu et risque de mettre les efforts de Ségolène de se remettre en selle.
17:20 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : éléphants, Ségolène, PS, équipe de campagne
Lu dans le Courrier International
G. W. Bush estplus lucide que jamais sur la situation en Irak et sur sa propre situation... A un journaliste du Washington Post qui lui demandait si l'Irak était le théâtre d'une guerre civile, il a répondu: "Vous savez, c'est difficile pour moi, qui vis dans cette belle Maison-Blanche, de vous dire ce qui se passe sur le terrain."
16:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bush





