08.07.2007

Et enfin Ségolène vint.

Patronne des causes désespérées, Ségolène vole au secours de D. Schneidermann et de son émission de critique des médias "Arrêt Sur Images". N'y voyez aucun opportunisme. Un engagement réel et sincère. Une défense courageuse du journaliste sans patron et du pigiste sans rédaction. Le droit de la presse, le droit d'opinion. Surtout qu'en l'espèce, Daniel était un de ses partisans. Un signal fort envoyé à tous les journalistes. Vous avez en moi une amie. Un soutien sans faille. Obligation mutuelle: le poète et le prince. A Schneidermann la comtesse du Poitou reconnaissante. C'est pas avec des pratiques comme celle-là que l'on atteindra le Big Bang.

Bien calculé en tout cas. On n'entendait plus parler d'elle... et paf! En pleine gueule! Une belle Ségolade. Imprévisible pour le meilleur et pour le pire. Si c'est dans le cahier des charges de France 5 de produire des émissions pédagogiques notamment dans le domaine de la lecture de l'image, est-ce bien dans le cahier des charges d'un conseil régional? Encore une fois elle aurait mieux fait de s'abstenir. Oh pour elle on ne s'inquiète plus, elle en a fait d'autres mais elle risque de faire du tort à Schneidermann et à à son image d'indépendance... Qu'il s'empresse de noyer le poisson et de décliner sans faire plus de bruit. La TSR lui tend les bras. 

Médiatique. Magie de ce mot. Lumière de ce mot où vont se brûler les frêles ailes d'éphémères de la politique. Adieu Ségolène. 

 

Sur  ce au revoir, chers lecteurs. Bonnes vacances pour les chanceux et courage pour tous les autres. 

 

02.07.2007

Autisme suspends ton cours

Un mouvement réclame une autre approche de l'économie et de son enseignement dans le supérieur. Sur la présentation du mouvement vous trouverez les informations sur leur site, ainsi qu'une pétition lancée pour soutenir une réforme de l'enseignement de l'économie. Je reproduis ici la lettre ouverte, chipée sur Libération, au cas où elle aurait échappé à votre oeil perspicace:

 

La création en grande pompe de l’Ecole d’économie de Paris (où certains auteurs de cette lettre ouverte étudient) ne saurait dispenser d’un débat de fond concernant la place des sciences économiques dans l’enseignement supérieur. La formalisation dans les cours d’économie nous semble excessive et peut empêcher la compréhension du monde qui nous entoure. Il ne s’agit pas ici de dénoncer l’apprentissage des mathématiques, le problème qui se pose est la place qui leur est consacrée dans le cursus universitaire, la maîtrise des mathématiques devenant une fin en soi. Cet excès est d’ailleurs spécifiquement français, l’enseignement en économie dans le reste du monde (dans les pays anglo-saxons notamment) n’étant que peu ou pas formalisé lors des premières années d’université.

 

Nous réclamons un rééquilibrage en faveur d’une réelle explication des concepts issus des différentes théories économiques. Les enseignements n’ont pas vocation à reproduire la domination exercée par la théorie néoclassique. En effet, l’économie est une science sociale. A ce titre, elle ne peut que s’enrichir de la confrontation des différents systèmes de pensée. Par ailleurs, il faudrait permettre aux étudiants d’inscrire l’économie dans un contexte plus large à travers un enseignement pluridisciplinaire. Pour mesurer toute la portée du champ économique, il est nécessaire d’acquérir des notions précises sur l’histoire des idées, les données institutionnelles, les facteurs sociologiques avec lesquels cette discipline est sans cesse en interaction. Nous proposons donc quatre pistes de réforme : une formalisation qui ne soit plus une fin en soi. Une confrontation plus importante de la théorie aux faits. Une présentation plus équilibrée des différentes théories économiques dans les premières années de cursus universitaire. Une approche de l’économie plus transversale.