30.09.2007
La tournée d'Ahmadi
Ahmadi personne ne l'aime mais il fait rien pour en même temps. Il serait un brin provocateur que ça ne m'étonnerait pas. Il doit avoir de l'humour sauf que son humour ne passe pas chez nous. Quoi de plus idiosyncrasique que l'humour? Ce qui fait rire un lapon ne nous fera pas forcément rire. Bien sûr, un gadin sur la banquise fait marrer en laponie mais aussi chez nous. On peut toujours trouver des universaux humoristiques mais tel n'est pas notre propos. On va dire que dans la majorité des cas on se confronte inlassablement à l'incompréhension quand on tente de traduire un calembour qui nous fait bien marrer. Ahmadi donc est très drôle mais il ne fait rire que les siens. Il n'est drôle que chez lui. Imaginez la poilade quand il a proposé un concours de caricatures sur la Shoah! Grand succès mais on comprendra aisément que les Israéliens aient très peu goûté cette farce. La poilade à nouveau quand il a annoncé qu'il se rendrait sur les débris de "Ground 0" mais aux States c'est plus des rictus haineux que des sourires qui l'ont accueilli. Et ce one man show face aux nations du monde où il ne trouve rien de mieux que de parler des homos. "Dans mon pays il n'y a pas d'homosexualité" a-t-il dit en substance. Quelques rires dans la salle mais surtout des sifflets. C'est ce qui s'appelle un bide. L'incompréhension. Surtout que c'était pas trop le lieu. Alors que la tension internationale est à son comble à cause de la bombe iranienne, Ahmadi ne peut s'empêcher de tenter de détendre l'atmosphère avec de grosses blagues qui ne font rire que Téhéran et ses faubourgs. Et voilà qu'après s'être aliéné Israël, les États Unis et la quasi totalité du Monde Libre, c'est la communauté homosexuelle qu'il se met à dos. Les Associations LGBT ont immédiatement réagi.
Sans rire, c'est une stratégie un peu déconcertante. D'autant plus déconcertante qu'elle est aussi utilisée par d'autres. Je ne citerai que Chavez qui avait de cette même tribune traité Bush de Satan et dit qu'il y avait dans la pièce comme un relent de soufre parce que l'ennemi de l'humanité s'était tenu dans cette pièce. Cette sortie avait fait le tour du monde. Personnellement la phrase de Chavez m'avait bien fait marrer. En quoi la provocation sert leur cause? Le message est d'abord pour les concitoyens et les partisans. Ils admireront la témérité du chef, ils loueront sa virilité gouailleuse, ils riront de l'humiliation verbale infligée à ses ennemis. Le risque est minime et larésonance maximale. Une victoire symbolique à peu de frais. Le message n'est qu'accessoirement dirigé vers l'extérieur même s'il se fait ex cathedra. Ces pitreries peuvent à la rigueur énerver encore plus mais pour quel gain? On peut à la rigueur être déconcerté mais ça ne fait qu'un temps. En tout cas, l'image d'Ahmadi n'en sort pas grandie en occident (étonnant, non?). Cette sortie se rajoutera à la longue liste des méfaits réels et supposés dont il est accusé.
16:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ahmadinedjad, Iran, ONU, provocations, Chavez
28.09.2007
Tout ça pour ça...
J'y suis arrivé, j'ai enfin eu le courage de la lire jusqu'au bout. Et je crois qu'au milieu de tout le fatras insipide de principes contradictoires une volonté claire se fait jour: Économies. Enrobée, enjolivée, enphilosophée, enprincipée, pomponnée et racoleuse mais sous le fard qui se craquelle elle pointe son vilain museau ridé et décati: la Rigueur. Professeur, travaille mieux parce que tu n'auras pas plus. Oh oui je sais, il a promis que toutes les économies effectuées seraient immédiatement réinvesties pour ton bien être et pour celui de tes élèves. Pour ton bien être parce que c'est reconnu tu mérites mieux. Bien sûr t'en est pas à crever la dalle mais bon tu es parfois obligé de faire des petits à côtés pour te payer les dernières espadrilles estampillées bio et commerce équitable dans le catalogue de la Camif. Ton pouvoir d'achat a reculé, la considération qu'on te doit aussi (sans corrélation). Et pour le bien de tes élèves bien sûr car le centre c'est toujours eux on te le jure la larme à l'oeil et la rhétorique à la bouche. Qu'il est simple d'émouvoir quand on défend le bien être de l'enfant et qu'on se lance dans un morceau de bravoure enflammé sur l'avenir de la France tant les métaphores, les hyperboles, les énumérations infinies coulent d'elles mêmes! Leur bien être on vous dit. on va même alléger les rythmes scolaires sans bien sûr renoncer à l'exigence et sans rogner sur les programmes. Pas plus d'éducation mais mieux d'éducation. Tout ça pour ça... Et finir sur la civilisation est de toute beaté! Economies=civilisation. Clap, clap, clap.21:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, lettre, école, rigueur budgétaire
26.09.2007
Lettre Sarkozy aux EDUCATEURS
Un passage parmi tant d'autres: "Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste,d e ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment l'éducateur rend service à l'enfant de=ont il a la charge et comment il lui exprime le mieux l'amour et le respect qu'il lui porte."
17:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, éducation, éducateurs
22.09.2007
La France en faillite
François Fillon nous annonce la faillite de la France, rien de moins; Kouchner nous annonçait l'apocalypse nucléaire (ou presque) et demain qu'est-ce que ça sera? En tout cas il n'y vont pas mollo sur les annonces. Du tonitruant, du terrifiant, de l'assourdissant. En faire des tonnes pour exister (péché véniel) ou faire peur pour faire avaler le pire (péché politique mortel)? Quoi qu'il en soit, super Fillon est lancé. Il est enfin au premier plan. C'est sûr que s'il réserve de telles pépites aux journalistes, on va parler de lui. Ils n'ont même plus besoin de chercher un titre sensationnaliste et racoleur, il le leur a trouvé. Dossiers du Point, de l'Express, du Nouvel Obs, C'est dans l'air, 52 sur la Une... LA FRANCE EN FAILLITE. C'est clair que ça en jette. Et les pauvres français qui triment de se désespérer. Eh merde, encore des "efforts" en perspective. Oui, braves trimards c'est de ça dont il s'agit. Rigueur budgétaire, quoi vous êtes pas jouasses? Vous voulez mettre le France en faillite? Droits sociaux qui s'envolent? Fermez vos gueules ou la France dépose le bilan!
En faillite. C'est bizarre quand on accordait des millions d'euros de cadeaux fiscaux il n'était pas question de France en faillite. Et maintenant qu'on entre dans une phase de "négociations" difficiles, c'est une évidence, la France est en faillite. Divines coïncidences. Tu la sens la grosse carotte que l'on essaie de t'introduire dans le postérieur sans ménagement? Fillon aurait-il enfin trouvé le sens du mot méthode? Je me posais la question de la méthode sarkozyste mais je crois que j'ai la réponse pour la méthode fillonnienne.
En tout cas sens que si ça continue comme ça la France va de nouveau avoir peur. Climat de stress paralysant qui va donner toutes latitudes pour les réformes, quelles qu'elles soient...
09:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François Fillon, France en faillite, réformes
Discours de la méthode
Pour réformer il faut un peu de méthode. Soit. Fillon recalé pour l'exam' de "méthode" du professeur Sarkozy. Après ce rappel à l'ordre, le bon sens aurait voulu que M. Sarkozy nous explique sa méthode. On a prêté l'oreille, on a attendu mais de méthode, point. Sarkozy annonce que la réforme passera parce que c'est une réforme utile, bref une super réforme. il a dit que ce n'était que justice et que les privilèges scandaleux devaient être abolis. Mais est-ce que ça fait une méthode? Une manière culpabilisante de présenter les choses, oui; une méthode, non. Oh! Il a bien dit que les syndicats étaient géniaux et que sa porte resterait ouverte mais est-ce suffisant pour constituer une méthode? La porte est ouverte mais la négociation semble close. La réforme passera.
En fait si l'on analyse bien, la méthode c'est lui. Il croit en sa valeur et en la médiocrité du reste du monde. Il croit en la magie de sa présence, de sa parole. Il croit en son charisme. Il a foi en l'efficace magique de son verbe, de sa volonté. Il n'y a pas d'autre explication. La méthode c'est sa personne toute entière. Et il a raison de croire en lui. Pour l'instant il est dans une spirale de réussite incontestable. Les Français sont comme envoûtés par des forces obscures. Sarkozy croit-il lui aussi aux forces de l'esprit. Horreur s'il ne devait jamais nous quitter.
C'est aussi la seule marnière d'expliquer pourquoi il est sur tous les dossiers. Soif du pouvoir? Sûrement. Mais il est aussi persuadé qu'il est le seul capable de les mener à bien, de les faire passer malgré tout. Il croit que les dossier ne réussisse que par son entremise mystique. Les Français semblent y croire. Les autres en Europe et dans le monde, en rient ouvertement. Pour le moment.
09:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, François Fillon, méthode, charisme
19.09.2007
Cinq raisons de raser l'Iran
Les arguments pour lesquels il faut lancer une guerre préventive contre l'Irak l'Iran ne manquent pas:
1-Détention d'armes de destruction massive.
2-Fondamentalisme religieux visant l'annihilation de tous les non croyants et notamment des forces Sionisto-croisées.
3-Régime dictatorial niant toute idée de liberté.
4-Dirigeant fanatisé et irrationnel (mélange entre Ben Laden et Saddam Hussein) n'ayant pour horizon que la destruction de l'humanité et l'avènement de l'Apocalypse.
5-Activisme à tout crin dans une région fortement stratégique et instable.
Et puis honnêtement depuis le temps qu'on voulait leur faire la peau aux Iraniens, ces cons qui ont voulu se détacher du monde civilisé pour suivre un fanatique hirsute et baroque ,et ce, au moment même où le shah avait entrepris des efforts de modernisation c'est-à-dire derapprochement avec les modes de vie occidentaux. Occidental way of life. On l'a pas avalée leur foutue révolution. A l'époque on a un peu gueulé mais pour la forme. Le contexte, vous comprenez. Puis il y a eu Saddam qui s'est chargé de faire le sale boulot. On lui a filé un coup de main mais c'était un incapable, un idiot congénital. On pensait que ces cons d'Iraniens allaient se soulever et mettre à bas la dictature morne des ayatollah mais ces cons ont eu un regain de nationalisme et ont fait corps autour de leur dirigeants à la pilosité proliférante. Maintenant voilà-t-y pas qu'ils veulent se doter de l'arme nucléaire, qu'ils veulent compter comme puissance. Quelle drôle d'idée. 'Pourraient pas rester à leur place ces cons-là. La bombe nucléaire n'est bonne que pour certains dirigeantsresponsables et certains pays humanistes comme la Russie de Poutine, les Etats-Unis de Bush ou encore comme Israël, le Pakistan, l'Inde ou même la France... L'Iran, s'il se dote de la bombe, l'utilisera à coup sûr. Le but c'est la fin du monde. Rien de moins. Ses dirigeants ne sont pas rationnels. La preuve? Y a qu'à les voir grimacer et gesticuler à la télévision. Ils font peur. Vous avez pas peur quand vous les voyez gesticuler et vociférer? Vous devriez.Pas convaincus? Ils ont dit qu'ils raseraient Israël. Ils menacent, vétupèrent et ne font rien que parce qu'ils n'ont pas la force suffisante. Principe de précaution: il faut raser l'Irak l'Iran avant que ce ne soit le contraire. Vite, vite. Y a pas à réfléchir. La bombe est sur le point d'être créée.
18:35 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Irak, Ayatollah, Saddam Hussein
18.09.2007
Kouchner s'en va-t-en guerre
Mironton Mironton Mirontaine.
Je ne suis pas un iréniste béat mais un seul bourbier ça suffit, non? Kouchner était pour l'intervention en Irak aussi, le droit d'ingérence tout ça, tout ça... Discours martial. Ils verront ce qu'il verront! Menaces non voilées. Ce sera la guerre. Rien que ça. Certains analystes perspicaces (sic) ont noté que ces accents belliqueux rappelaient étrangement les discours de Bush. Bush est sur le départ vivent les Bush aux petits pieds... Sarkozy et son fidèle Sancho "Pensepas". Oui, l'Iran fait peur. Oui la bombe fait peur. Oui il faut règler le problème mais non pas par la voie militaire... Elle avait de la gueule la France qui disait "non". Il avait de l'allure le discours historique ( j'en suis sûr qu'il l'est historique même si nous n'avons pas encore le recul suffisant) prononcé à l'ONU. La doctrine de Gaule, qui a forgé la politique étrangère de la France et qui a fait que ce petit pays ridicule pouvait compter et être écouté, balayée d'un revers de main. Dans la série "du passé faisons table rase", là ils font fort les deux illuminés mégalos. Bientôt on pourra reprendre sur le mode du slogan FN pour les présidentielles : "ils ont tout cassé" car ils auront réellement tout cassé à ce rythme. Tout ce qui a été construit longuement et patiemment, en un geste puéril et irresponsable de sales gosses autoritaires et bornés.
18:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy, Iran, Irak, guerre, nucléaire
16.09.2007
La (nouvelle?) vague.
J'imagine souvent un syndicaliste en personnage cartoon, sur un bateau qui prend l'eau de toutes parts, en train de tenter, désespérément, de colmater les brèches avec ses doigts. Et, bien sûr, il n'a pas assez de mains ni de doigts pour les colmater toutes. Dès qu'il parvient à en boucher une, deux autres s'ouvrent. En spectateur averti, habitué à ce gag mille fois utilisé, j'attends que les brèches deviennent tellement grandes que l'eau, tumultueuse, emporte et le syndicaliste et le bateau et tous les passagers.
Tous azimuts. Imposer des états de fait. Ne pas laisser le temps de réfléchir et de s'organiser. Au pas de course. Submerger. Excès en tous genres. Décourager les bonnes volontés.
J'ai été absent trop longtemps de ce blog, je ne vais pas faire la liste de tous les actes et surtout de toutes les déclarations de N.S et de ses affidés. Trop long, trop fastidieux. Pour les résultats concrets de toute cette agitation, c'est peut-être plus simple, néant. Ah! Si. Fâcheries à l'international, drames au national. C'est beaucoup en si peu de temps.
L'image de la France ne s'améliore pas. On la disait arrogante et donneuse de leçons, ça ne risque pas de s'arranger. Les rares pays qui respectaient encore la voix de la France risquent vite de déchanter. Le volontarisme: oui, la chienlit: non. Comme le dit si bien l'inimitable CSP : Faudra pas s'étonner si les autochtones nous lancent des cailloux pointus au visage en ricanant, quand nous ferons les touristes à l'étranger.
Pour ce qui est du national. Immigration, justice, sécurité sociale, code du travail... Je continue? Et la croissance qui n'est pas au rendez-vous... Les remèdes sont pires que les maux.
Et puis coïncidence troublante: on revoit des has been de la vieille culture populaire réapparaître. Sardou sort un disque... Barbolivien en tournée sort un best of. On attend avec impatience le retour de Mireille Mathieu. Je n'ai pas de nouvelles de Doc Gynéco. Si quelqu'un pouvait m'éclairer. Et Johnny qui n'est toujours pas rentré d'exil.
On est dans une France de droite. On entend en permanence des réflexions de droite. Personne n'est à l'abri. Famille, amis, collègues... La droite est tout autour de nous. Colmatez tant que vous voudrez, elle s'insinue partout.





