31.10.2007

Marly Gomont internes

Muhahahahahahah

 

 

30.10.2007

La politique désenchantée

On se souvient tous que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal représentaient aux yeux de nos fins analystes politiques une nouvelle manière de faire de la politique et la seule réponse au désenchantement ambiant qui régnait depuis des lustres. "Vous n'avez plus foi en la politique, ne vous inquiétez pas Nicolas et Ségolène sont là!" Voilà, en substance, ce qu'on a essayé de nous vendre. La preuve de ce renouveau? Le formidable intérêt qu'a suscité la campagne et tous les produits informatifs afférents: articles, émissions, reportages, opinions, blogs... Si on consomme de la campagne, en somme, c'est parce qu'il y a des figures qui incarnent le changement et la rupture.

Certains y ont cru; maintenant on peut juger sur pièces. Au delà de l'aspect communicationnel, qu'est-ce qui a changé? Beaucoup de choses mais ça ne va pas dans le bon sens. Les choses se sont-elles améliorées pour les Français (y compris pour ceux qui ont été tentés par la démagogie sarkozienne)? Évidemment non. Pire un sentiment de frustration s'élève de plus en plus. Quand on promet beaucoup, il faut être à la hauteur de ses promesses. Pour le moment, rien n'y fait, l'électrochoc n'a pas eu lieu. La croissance ne se décrète pas et il faut réparer les bourdes budgétaires commises. Les largesses fiscales sont non seulement économiquement inutiles mais elles sont surtout socialement nuisibles. Le sentiment d'injustice va aller grandissant quand les plus fragiles vont se rendre compte que les choses vont en se détériorant pour eux. Pour compenser les largesses il va falloir ponctionner de plus en plus ceux qui déjà ont peu. Il va falloir amputer des pans entiers de l'Etat providence. Bref une remise en cause totale de la justice sociale. 

Si l'on ajoute à tout cela l'affairisme le plus éhonté, les décisions incompréhensibles comme la décision d'augmenter le salaire présidentiel dans la conjoncture actuelle, les frasques et les décisions apparemment arbitraires on aboutit au cocktail le plus détonnant que la Cinquième République ait jamais connu. Sans vouloir jouer les Cassandre, je pense que le désenchantement politique va atteindre des sommets sous l'ère Sarkozy. Quelque chose qui va avoisiner ce qui s'est passé en Italie sous l'ère Berlusconni. Des citoyens blasés et lassés. Des citoyens qui ne croient plus en la probité politique et aux bienfaits démocratiques. "Je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai pas."  

Si on était dans l'ère du soupçon, on va maintenant entrer dans l'ère de la défiance généralisée. Les choses se font de manière de plus en plus grossière et de manière de plus en plus décomplexée. Ils appellent cela la transparence. Ce n'est pas parce qu'un larcin est commis en plein jour et devant témoin qu'il devient excusable. Je crois que l'on peut même appeler ça des circonstances aggravantes. La politique montre plus ouvertement ce qu'elle cachait ou tentait de masquer: ses parties honteuses. Tractations contre-nature, violences en tous genres, manipulations grossières... Transparence horrible, nue, sans fard. Désenchantement de tous les idéalistes, de tous les démocrates, de tous les gens de bonne volonté.

28.10.2007

Sarko the american

Sarkozy est américanophile. La preuve? Même les américains le disent.Il aime tout de l'Amérique. Même les T-shirts ridicules, marqués grossièrement du gros acronyme NYPD. Tout? Non pas tout à fait. Il n'aime pas la liberté de la presse à l'américaine. Il n'aime pas les questions impudentes de la journaliste de CBS invitée à faire une interview de lui dans le beau palais de l'Elysée. "Quel imbécile!" Qui est l'imbécile de la journaliste, de lui-même ou de son directeur de com'? On ne le saura jamais... Oh! Une dernière question Mr Sârkôssy: "What was unfair M. Sârkôssy?". Trop tard il s'est levé et s'est barré! Il est comme ça Sarkozy. Impétueux et énergique. Aucun savoir vivre ces américains: on les invite, on les gâte et c'est comme ça qu'ils nous remercient. En nous mettant dans l'embarras... Et ils en rajoutent une couche en faisant de ce moment de discorde le clou du spectacle, l'accroche... Rancuniers avec ça! C'est pas nos journalistes français qui feraient de telles choses. Ils sont mieux éduqués les nôtres. Regardez plutôt.

24.10.2007

A vous qui pensiez que Ségolène Royal allait nous faire honte à l'étranger

2eccd5a539d4edd88771187d0964b8ef.jpgQue n'a-t-on ironisé sur le manque de culture de la dame du Poitou! Que de moqueries sur son incompétence, son inconséquence et inculture! Bourdes sur bourdes. Voilà les commentaires des journaux français. Bécassine, voilà comment on l'a surnommée. Que dire de Nicolas Sarkozy? Peu nombreux sont les journaux à avoir relevé la bourde qui fait rire le tout Moscou. Peu de journaux français parce que les russes en font des gorges chaudes. Ils rient de cet inculte au pays des soviets. Il aurait déclaré à Poutine:«Cela fait très longtemps que j’avais envie de venir ici. Se réveiller sur la Place Rouge, ce n’est pas rien pour moi» Où est le problème me direz-vous? Qu'y a-t-il de risible? Oh trois fois rien. Son hôtel n'était pas tout à fait sur la fameuse Place Rouge. Trois fois rien mais pour les Russes c'est suffisant pour se fendre la gueule. Un peuple inférieur vraiment. Rire pour si peu. «On a commencé à se demander où le président Sarkozy avait bien pu se réveiller pour voir alors la Place Rouge» C'est un journaliste de Kommersant qui se moque ainsi. Imaginez cinq secondes, Nicolas Sarkozy se réveillant dans une flaque de vomi après une soirée pleine de putes, de drogue et de vodka, au milieu de la Place Rouge.  Depuis le temps qu'il en rêvait. Faut bien oublier la pression de temps en temps. 

22.10.2007

Le Net, voilà l'ennemi!

Finkielkraut n'est bien qu'à cheval: à peine a-t-il posé pied à terre qu'il se sent l'irrépressible envie de monter un nouveau destrier pour aller pourfendre toujours la même hydre aux milles têtes. Finkie, cette fois, enfourche son cheval de bataille pour s'attaquer au Net! Au Net? Oui, au Net! Pourquoi le Net? Outre le fait que le Net représente cette modernité honnie par les croisés néocons, c'est parce que le Net accapare l'attention des élèves. Une seule solution, la mise hors tension! Débranchez les écoles, nous dit l'austère censeur! Débranchez ou, de cet entrelacs de fils et de cet enchevêtrement d'informations, naîtra le Mal absolu. Diantre, ça fait peur! Revenez aux fondamentaux, hors des fondamentaux point de salut! "Maître, maître, dis-nous ce que sont les fondamentaux!" L'analyse grammaticale et logique de la phrase! Et en quoi l'ordinateur est-il l'ennemi de la grammaire? Elle empêche les gosses de se concentrer, surtout ceux qui sont dans les ZEP et qui croulent sous les ordinateurs, les fils, les réseaux... Voilà, voilà et monsieur Finkielkraut va en faire un livre. Quelle qualification a-t-il en la matière? On ne sait pas. Il est philosophe et cela suffit. Il n'y a rien son esprit pénétrant ne parvienne à sonder. Je ne vois pas d'autre qualification. Qu'un Michel Serres se pique de s'y connaître, je veux bien parce que c'est un philosophe et parce qu'il a consacré une grande partie de son temps à réfléchir à ces problématiques. De toute façon, lui, n'aurait jamais eu des jugements catégoriques comme ceux-là. de toute façon, lui, n'aurait jamais osé proposer des solutions aussi ridiculement simplistes. C'est peut-être à ça qu'on reconnaît vraiment un philosophe d'un charlatan.
 
Bref pour ceux qui ont envie d'écouter les élucubrations oiseuses de ce faiseur de polémiques débiles, c'est sur le site de France cinq, rubrique Ripostes. 

21.10.2007

Tuer le capitalisme

52c4fdfcc1518d27520cf73f1e33d0a1.jpgVoici un poème trouvé sur Guy Môquet le jour de son exécution et qu'a exhumé l'ami Luc du blog Ma vie en Narcisse
Ce poème s'intitule donc "tuer le capitalisme" et Luc propose aux professeurs de le lire en lieu et place de la fameuse lettre. C'est aussi un moment d'Histoire.

 

Tuer le capitalisme :

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice

Voilà, voilà. Parce qu'on ne peut pas réinventer des figures à sa propre image, parce qu'on ne peut pas convoquer les fantômes du passé pour les défigurer, parce que la déformation historique à des fins partisanes est une ignominie, rendons Guy Môquet à Guy Môquet et ne le réduisons pas à un une marionnette dans les mains de Guaino et de Sarkozy. Amis professeurs, si vous devez parler de Guy Môquet, parlez-en avec justesse et évoquez la totalité de ce que fut son combat.  

Où on se dit que les ministres auraient dû faire plus de maths à l'école!

b4b1a0a1781dba0a9f60f019e93bd89a.jpgC'est bien de connaître des matheux parce qu'ils sont différents. En plus d'être unebonne chose en soi, la différence  apporte des éclairages différents et décalés sur des questions qu'on a tourné et retourné en tous sens. Persopnnellement je n'avais que de vagues notions sur le clacul des points retraites, annuités, trimestres et autres... La faute à mon très jeune âge sans doute: la retraite est tellement hypothétique et lointaine pour moi que je ne me suis jamais posé la question du comment, le pourquoi m'intéresse et je laisse le comment aux autres, à ceux qui savant... Sauf que dans le débat actuel c'est quand même intéressant de savoir de quoi on parle exactement. Je vous invite donc cordialement à prendre connaissance de ce document, si ce n'est déjà fait. Moi ça m'amuse, m'attriste et me laisse au final perplexe... Ne mélangeons pas les carottes et les choux.

20.10.2007

Cécilia Sarkozy

7d6ee6b8cc1e4ab0d2da64f35d12a6d8.jpg Il y a différentes manières de rentrer dans l'Histoire. "La femme qui a dit non!", ça en jette, isn't it? Fait inédit en France (et dans le monde?). N'y voyez aucune ironie, surtout. N'y voyez pas non plus un plaisir seulement sadique. Oui c'est bien fait pour sa gueule à l'autre mais c'est pas le propos. L'important c'est ce renoncement inattendu. Qui aurait pu s'attendre à ce qu'elle parte de nouveau et pour de bon? Qui aurait osé imaginer que celle que l'on présentait quelquefois comme une droguée du pouvoir, une arriviste de première, une fille qui s'est faite à la force de son... charme, pourrait renoncer, dans un geste sublime, alors qu'elle est enfin au sommet. Imaginez Rastignac refusant les honneurs. Belle-Amie l'a fait. 

Et dans le "pas de commentaire" élyséen on se plaît à imaginer. Partie pour retrouver son nouvel amour. Jackie et Onasis. Renoncer au pouvoir pour suivre l'amour. Romanesque, non?  Bien sûr qu'elle ne s'est pas acoquinée avec un gueux, un va-nu-pieds. Pas folle non plus. Elle ne se retrouve pas à la rue mais bon il y a ce panache, partir, refuser à celui à qui on ne refuse plus rien en France, celui à qui toutes et tous cèdent. 

Et le "sans commentaire" élyséen contraste avec le prolixe des interviews que Cécilia a accordées à "l'est républicain" puis au magazine "Elle", beaucoup plus glam pour une rupture que "la dépêche du midi"... Elle revient sur sa passion avec Nicolas, sur les efforts et les sacrifices qu'elle a dû faire pour le suivre dans sa conquête du pouvoir. Elle nous émeut avec ses envolées sur son désir de simplicité, sur son envie de retourner dans l'ombre bienfaitrice de l'anonymat. Au moment où la réussite sociale se mesure au degré d'exposition médiatique, la volonté de retourner dans l'ombre est tout simplement sublime. Renoncement au monde, retraite quasi monastique, refus des vanités, recherche véritable et sincère d'un bonheur authentique: n'en rajoutez plus!

Je suis sûr qu'on n'a pas fini d'entendre parler d'elle et que la littérature aura tôt fait de s'intéresser à cette histoire. Yasmina Reza est sur le coup, me souffle-t-on. Il y a de quoi céder à une certaine fascination. Bien sûr il faut quitter le champ politique pour apprécier ce fait à sa juste valeur. Amour et pouvoir: Cécilia et Nicolas; Ségolène et François. Vies parallèles, étranges destinées, hasards magnifiques. 

 

18.10.2007

Contingence et nécessité

aa37a8de9948748960e84034a0e77eba.jpgVous vous souvenez de ça? Eh bien je ne peux pas m'empêcher de penser que ce coup-ci encore il n'y a pas de coïncidence. De quoi parlé-jé? De cette affaire de financement des syndicats. L'affaire MEDEF qui s'est peu à peu transformée en entreprise de démontage des syndicats. Oui, oui je m'en veux, j'ai honte de penser comme ça. Pourtant on me l'a dit qu'il ne fallait pas voir le mal partout. On me l'a assez répété que la pensée conspirationniste me guettait à chaque coin d'idée. Mais que voulez-vous j'ai une tendance fâcheuse et toute humaine à mettre en relation des faits. J'ai la faiblesse toute humaine à transformer la contingence en nécessité et la succession en causalité. Gourmandez-moi autant que vous voudrez mais je trouve que décidément le hasard est un grand metteur en scène. Gourmandez-moi ou gourmandez le hasard car encore une fois il a fait qu'une affaire bien embarrassante pour les syndicats sorte au moment même où on commence à parler de mobilisation. Maudit hasard!

17.10.2007

Tranquille, la rupture?

Fallait pas nous vendre ça!

cecilia_sarkozyjpg.jpg0,1020,719656,00.jpgsarkozy_cecilia.jpg2210sarkozyb.jpg medium_ParisMatch16mai2003sarkybizcecilia.jpgsarkocecilia.jpgimage_17871043_192_144.jpgcecilia_sarkozy_01.jpg

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