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03.10.2007
Et ils sont où, et ils sont où... les opposants?
Il y a quelque chose de pourri dans la situation actuelle. Certains de mes chers lecteurs, les plus critiques et les plus déliés, doivent se dire: "En voilà de l'analyse! Et en plus il ne voit qu'une chose de pourri alors qu'on pourrait lui en faire une liste interminable". Soit. J'accepte la critique mais laissez-moi développer, expliquer et me justifier. Je vois surtout un truc de pourri dans la situation actuelle et c'est peut-être "la mère de tous les trucs pourris" auxquels vous pensez. Vous trouvez quand même pas bizarre que l'opposition ne s'oppose pas? Hein? Quand je dis opposition, je n'entends pas seulement le PS duquel on n'a quasiment plus rien à attendre, je parle de toutes les oppositions qu'elles soient politiques, syndicales, citoyennes... Vous ne trouvez pas bizarre que ce soit Villepin qui hérite de la palme du meilleur opposant et Pasqua de celle de meilleur espoir masculin pour sa grande interprétation du sénateur intègre et humaniste quand il s'est exprimé sur l'amendement scélérat Mariani dite des tests adn? Il a vraiment quelque chose de pourri dans cette situation. Comment expliquer sinon que la grogne arrive des rangs de l'UMP alors que le reste du pays reste abasourdi. Certes cette protestation pue le règlement de compte, l'aigreur et la défense d'un pré-carré politique mais elle existe et elle peut déstabiliser ce qui semblait inébranlable.
Du coup ça donne de l'audace aux "réformateurs". Les déclarations belliqueuses se multiplient. Sarkozy veut en découdre avec notre modèle social. Rien de moins. Et il serait idiot de ne pas battre le fer tant qu'il est chaud. Sur l'immigration encore, la droite aggrave son cas: les centres d'hébergement des sans-abris ne pourront accueillir que ceux qui sont en situation régulière et qui pourront justifier leur présence sur le sol sacré de France. Un déni évident d'humanité. On demande aux associations rien de moins que de laisser crever des gens. Obliger les bénévoles, qui s'engagent à aider et supporter les plus démunis, à renier tous leurs principes. Les obliger à fermer leur porte et leur coeur à la souffrance et au désarroi d'êtres humains. Existe-t-il être plus misérable, plus pathétique, plus désemparé qu'un sans papier, sans abri, apatride? Quel serait le sens d'un engagement si on devait délaisser les plus faibles? Des pressions et demain? Une pénalisation des associations et des bénévoles qui auront commis le crime infâme de porter secours à leur semblable démuni. J'arrête et j'attends une opposition. En attendant pétitionnons, faute de mieux.
18:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, ADN, pétition, Charles Pasqua, Galouzeau de Villepin





