01.06.2007
Dictature des sondages, encore et toujours
Non, non, je ne vais pas revenir sur les côtes de popularité du Fillon de Sarko et de Sarko lui-même. Pas besoin d'y revenir et puis à quoi servirait-il de les commenter.
Ce qui me préoccupe c'est que Royal est encore là et bien là pour longtemps et qu'elle tire une nouvelle fois sa légitimité de sa côte de popularité sondagière. Une question simple: être populaire ou prétendument tel suffit-il à faire un bon homme politique? Zidane président!
Putain quand on a que ça comme programme, on la boucle.Elle avait déjà été imposée par les sondages et on a vu le résultat. Elle nous a tous mis dedans à cause des sondages. Et là, rebelote. Madame se voit en chef de l'opposition, confortée par les sondages. Et elle donne des missions à la droite. "Etre vigilant, surveiller, proposer, protéger." Sa précision légendaire fait encore une fois mouche. On dirait la devise de la police. Encore un putain de slogan à la con! Et bien sûr il faut "continuer à venir sur Désirs d'avenir". Wow! ça c'est du programme!
Et elle y croit dur comme fer que quelque chose est née pendant ces élections. En tout cas elle le martèle en se disant que ça va bien finir par rentrer. J'ai envie de lui dire que si quelque chose est né pendant cette campagne c'est un rejet de Sarkozy, malgré elle. On aurait pu mettre un canasson (génial Caligula) à la place ç'aurait été pareil. Le canasson eût même pu mieux s'en sortir.
Qu'on arrête de nous bassiner avec ce quelque chose s'est levé. Si quelque chose s'est levé c'est un immense dégoût pour son populisme réac' et sa personne suant l'autoritarisme guindé et le moralisme rance. Si quelque chose a vu le jour c'est sa face de dame patronnesse condescendante et défiante envers le peuple. Qu'on n'essaie pas de nous vendre une nouvelle fois cette image trompeuse qui nous consuira à la faillite. Il faut sortir de l'image et du slogan. Il faut se sortir les doigts du cul et se mettre vraiment au travail.
C'est elle qui a propagé l'idée qu'on ne pouvait pas créer une dynamique de victoire avec les acteurs des défaites passées. Elle a perdu, qu'elle se mette en retrait. Et de rejeter aussi la faute sur Bayrou qui n'a pas su avoir l'audace de la faire gagner. "A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace." Ouais! L'Histoire qui passe... à cheval sûrement. Le PS, Bayrou, les Français, le sens du vent, l'influence de la pleine lune (qu'on sousestime trop...) mais pas elle!
Face à la vague bleue madame Royal veut une vague blanche! Une vague royaliste. Exit le rouge. Bye bye le rose. Vive le blanc. Vive le royalisme! Ou une belle vague d'écume, sans force ni consistance. Ou une vague blanche, sans idée, comme une vaste page blanche et vertigineuse, vide.
17:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Royal, PS, Bayrou, législatives
29.04.2007
Sortir le dialogue de la confidentialité
Heure, chaîne, date confidentielles... Petit rattrapage!
16:04 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, BFM, débat
28.04.2007
De quoi a peur M. Sarkozy?
14:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, débat, Sarkozy, BFM
26.04.2007
L'UMP ne s'y est pas trompé
17:10 Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Ponce Pilate, Sarkozy, Royal, ralliements, Robien, second tour
25.04.2007
Où l'on apprend que M. Nicolas Sarkozy est contre les petits arrangements et la politique politicienne
Bayrou parle de son entrevue avec Sarkozy.
Pour résumer,(Sarkozy)- Chirac est vieux et usé, on aura pas de mal à lui niquer la gueule si on s'unit.
(Bayrou)-Merci mais je veux pas de ton alliance.
13:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Sarkozy, Chirac, alliance
24.04.2007
Ni-Ni
Je comprends bien ce que disent les analystes mais je ne comprends pas comment il pourrait s'en sortir... Le "il" c'est Bayrou. S'il s'allie avec la droite, il trahit. S'il s'allie avec la gauche, il trahit.
Au delà de ça, s'il s'allie avec la droite, il tue son tout nouveau mouvement et sa toute nouvelle crédibilité en redevenant un satellite de l'UMP. Il se retrouve dans la situation qu'il a voulu fuir, pressuré, phagocyté par l'hégémonique mouvement populaire. A quoi toute geste aura-t-elle servi? A obtenir le respect, certes, mais bon combien de temps cela va-t-il durer? Et puis parviendra-t-il à faire en sorte de peser? Et surtout, il n'aura plus cette position anti-système si commode et qui lui a tant réussi. Et les nouveaux électeurs qu'il a conquis avec ce discours "ni-ni" iront chercher bonheur ailleurs.
S'il s'allie à la gauche, certains y verraient une certaine logique. Ce serait comme l'aboutissement de ce mouvement vers le centre ou plutôt de ce mouvement de rejet et de l'hégémonie et de la nouvelle idéologie de la droite umpiste. Sauf que voilà, tout le monde le dit, ses amis élus sont encore des élus de droite, élus avec les voix de droite. Sauf que voilà, ses amis élus de droite veulent rester élus. Et donc voilà, ils ne voudront pas le suivre et préfèreront être élus sans lui que de le suivre dans une aventure incertaine. Et puis ils se sentent de droite et ne peuvent se résoudre à changer ce qui était un des constituants essentiels de leur identité.
S'il s'allie à la gauche, la gauche ne sera plus la gauche et certaines gens de gauche risquent de ne pas adhérer. Elles ont toujours été de gauche et ne voudront pas se résoudre à abandonner ce qui était un des principaux constituants de leur identité. Ce qu'elle gagne à droite, Royal risque de le perdre à gauche. Il y a certes la super glu Sarkozy, capable de faire adhérer ensemble les éléments les plus hétéroclites mais bon... elle peut avoir des limites et il ne faut pas tout miser sur lui...
S'il ne se prononce pour personne. S'il reste un niniste buté et inamovible, il risque de se retrouver dans une belle panade pour les législatives. S'il n'y a pas d'accord, ses candidats risquent soit de se tourner vers des formations plus enclines à leur assurer une réélection, soit de se trouver pris dans des triangulaires qui lamineront complètement le groupe parlementaire de l'UDF. La vague orange risque de s'assécher.
Il pourrait se prononcer sans se prononcer. Soutenir sans soutenir. Négocier quelque chose qui permette à son groupe de survivre. Des réformes institutionnelle, par exemple...
18:43 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stratégie, UDF, alliance, deuxième tour, UMP, PS, Bayrou
23.04.2007
Qui a tué Le Pen?
09:29 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Pen, FN, Sarkozy, participation, Bayrou, de Villiers, Royal
17.04.2007
Voilà, voilà...
20:55 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : vote tactique, vote utile, Bayrou, Royal, PS, élections
14.04.2007
Mon appel n'était pas un coup de poignard...
Et ta mère! Rien que de le formuler, c'est l'avouer... Ou avouer, tout du moins, la manière dont une certaine partie de la gauche a pris cet appel. Le PS embarrassé, Bayrou exultant. Rocard apporte de l'eau à son moulin. Il rend crédible ce qui faisait gentiment sourire beaucoup de Français. Il donne corps, il confirme ce qui était le credo et pour tout dire le seul argument de Bayrou... Alliance des personnes de bonne volonté. Avouer que le PS s'alliera avec l'UDF c'est faire perdre, à coup sûr, Mme Royal et faire gagner Bayrou. Pourquoi choisirait-on Royal? La frange gauche ira voter ailleurs, la frange droite préfèrera voter directement Bayrou... Il restera à Royal que la frange qu'elle a sur son front botoxé (oui elle est facile...). Belle revanche de Rocard, le mal aimé du PS. Il aura obtenu ce qu'il souhaitait, la mort du PS, la création d'un parti du centre débarrassé de tous les gauchistes qu'il exècre. Ce n'est pas un coup de poignard, c'est un coup de massue.
Peut-être qu'elle l'a mérité mais il faut bien avouer qu'elle n'a pas beaucoup été aidée Royal. Pas un pour rattraper l'autre, ans son camp. A croire qu'ils font tout pour la dézinguer. Remis en cause à gauche, remise en cause à droite, elle n'a personne sur qui s'appuyer. Les coups les plus durs ont été portés par des socialistes, des néo socialistes, des simili socialistes mais en aucun cas par la droite qui n'avait que l'incompétence à la bouche (argument popularisé d'ailleurs lors de la campagne interne d'investiture). Et chacun, bien sûr, au nom de la stratégie (faute d'idéologie), au nom de la victoire, au nom... de la rose. Elle l'a peut-être mérité.
16:25 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Rocard, Bayrou, Royal, UDF, PS, social démocratie
13.04.2007
Le Grand Dévoilement
L'heure de vérité approche. Certains veulent la hâter. Rocard, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a appelé clairement les deux candidats du centre à prendre position. Ségolène et François (l'autre François). Un mariage de raison. Idéologiquement, pour Michel Rocard, plus rien d'insurmontable ne sépare les deux formations qu'il appelle sociaux démocrates et démocrates sociaux. On croirait entendre "bonnet blanc" et "blanc bonnet". Non seulement plus rien ne les sépare mais en plus tout les rapproche. Par "tout" il faut entendre la conjoncture, le moment historique, l'urgence du moment... Le moment propice, pour Rocard est venu. Au nom de l'Europe, au nom de la France, au nom de la défense des plus démunis et surtout au nom de la politique du moins pire!
On ne pourra pas dire qu'on ne l'a pas senti venir ce coup. Qu'il vienne de Rocard, c'est encore plus attendu. Donc le moment fatidique est arrivé. Redouté par certains, attendu par d'autres. Le PS grince sous la poussée de ses forces contradictoires. François Hollande sent le danger et prend les devants, ou pare au plus pressé en affirmant qu'aucune alliance n'est possible. Il ne pourra pas dire qu'il ne l'avait pas vu venir ce coup. A moins que ce ne soit un brèle fini. Il aurait peut-être préféré attendre que le premier tour soit passé.Il aurait sûrement préféré compter ses troupes avant de probables parlementions. Il aurait sans doute préféré négocier en étant en position de force. Mais là Rocard le presse.
En même temps, il faut dire que le coup est porté au bon moment. Le PS est déjà travaillé de l'intérieur par le doute et les rancoeurs. De l'extérieur par la crainte des électeurs de voir Sarkozy accéder au pouvoir. L'électorat pardonnera-t-il au PS une nouvelle déconvenue électorale? Les élus eux-mêmes resteront-ils attachés à un parti incapable de gagner des élections? L'argument est de taille. Sarkozy.
TSS. Un front républicain. Une alliance opportuniste. De grandes manoeuvres.
La résurrection de la momie. Il avait maudit le PS qui ne lui a pas laissé sa chance, lui qui avait de grandes prétentions. On avait peur des éléphants et c'est un mammouth qui s'invite dans la campagne.
Quoi qu'il arrive, le PS risque de laisser quelques plumes dans cette élection.
Comme Rocard, prions, mes frères, pour être parmi les élus quand le Grand Dévoilement arrivera.
14:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Michel Rocard, Royal, Bayrou, sociaux démocrates, démocrates sociaux, PS, UDF





