14.04.2007

Opération overlord

medium_CAWD6F6J.jpgLes banlieues sont devenues des terres hostiles... pour Sarkozy. Souvenez vous de Bové ou de Besancenot se promenant débonnaires au milieu des barres, sans protection aucune, sans crainte aucune. Lisez maintenant les comptes-rendus sur la visite de Sarkozy. 300 policiers. Beaucoup de policiers en civil. Le terrain préparé en amont depuis des semaines. Les RG mobilisés pour tâter le terrain. Une méfiance de tous les instants. Venue secrète, destination secrète, service minimum. Il avait peur de l'image qu'une contestation aurait pu donner de sa petite personne. Que penser de ce simulacre, pour les caméras? Même Le Pen a fait mieux, sur la dalle (Sharon sur l'esplanade?), haranguant la foule... Là, tout se fait en catimini. Pensez-vous qu'une fois président, les choses s'arrangeront? Un président personna non grata. Vous allez me dire c'est le problème de la banlieue. Non, c'est le problème de Sarkozy. Tous les autres ont pu, en toute sécurité, circuler, s'exprimer, se faire entendre... Sarkozy, non. Le problème c'est Sarkozy. Il radicalise, il clive, il crée le trouble. 

 

Pour Sarkozy, l'essentiel est sauf. La photo a été prise. Voilà de quoi la campagne est faite.

 

31.03.2007

Des questions que je me pose

 
podcast

 

Qui va être la nouvelle nouvelle coqueluche des médias? Ils y sont tous passé. Ségolène, Léchée, Lâchée, Lynchée. LLL Sarkozy (un peu moins). LLL Bayrou. Il est passé son zénith. Il décline. Bientôt le ponent. Après le zénith, le nadir. Qui? Mais qui va bien pouvoir faire vendre plus de journaux? Moi, je vois bien Besancenot ou Bové... plutôt Besancenot. Un ou deux sondages flatteurs et la machine est lancée. Léché, à peu de jours du scrutin, ce sera tout bénéf'. Et puis il a tous les atouts pour plaire aux médias. Certes il est de gauche mais bon, il est jeune, il parle très bien, il est drôle (si, je vous assure), il a l'air ouvert et sympathique, on s'en ferait volontiers un ami... Les paris sont ouverts mais Besancenot fera parler de lui dans la dernière ligne droite.

 

Quel nouveau thème de campagne? Quelle nouvelle polémique? Pour susciter un nouveau regain d'intérêt, pour susciter un nouveau sujet d'exaspération pour les électeurs... L'insécurité, s'invite. Qui a intérêt à l'utiliser? Sarkozy le pourrait, sauf que bon, il a déjà communiqué sur la fin de l'insécurité, sous son patronage, bien sûr. On pourrait facilement le contrer et lui montrer que finalement.. Mais il n'en est pas à une contradiction prêt. Le principe de non contradiction, socle de toute logique, fondement de tout échange d'arguments, il ne le connaît pas. Affaire à suivre. La gauche? Pas sûr qu'elle y gagne. Ségolène a certes surfé sur le thème de l'autorité, une autorité bienveillante et ferme, une autorité maternelle, une autorité de matrone. L'extrême droite? Bien sûr, c'est du pain béni. Elle n'en demandait pas tant.

 

 L'immigration? Plus que jamais et liée à l'insécurité en plus... De quoi préparer de belles mixtures idéologiques, bien nauséabondes. Les amalgames n'ont pas fini de e faire. Préparez-vous braves gens, préparez-vous à avoir peur. La peur, seul ressort assez puissant pour accepter tout et n'importe quoi. La menace, l'intimidation. 

 

Autre inconnue, autre question. La peur du 21 avril, la menace de la dispersion, va-t-elle fonctionner. La pluralité va-t-elle être possible? La bipolarisation va-t-elle s'accentuer? Corolaire: le PS va-t-il développer un argument plus fort que celui du "vote utile" pour séduire les électeurs et appeler à voter "Ségolène"?

  

28.03.2007

Ken Loach voterait Besancenot