21.06.2007

Et c'est reparti

Et quelle stratégie choisit-elle? La même que celle qui lui a tant réussi. Prendre le parti par l'extérieur. Prendre le parti en critiquant le parti. Prendre le parti à coup de déclarations iconoclastes. Attaque contre les 35h, attaque contre le smic à 1500 euros. Irréalisables. Manque de crédibilité. Et de rajouter que les 1500 euros seraient atteints de manière mécanique très bientôt. Et les 35 h, si je ne m'abuse c'est déjà mis en place. Irréalisable donc et manquant de crédibilité. L'essentiel n'est pas là, le tout est de s'attaquer frontalement au parti pour prendre le parti.

Et de rechanter son petit refrain. Si elle a perdu c'est à cause de ce programme rétrograde, d'un autre âge. C'est parce qu'elle a dû défendre un programme auquel elle ne croyait pas. Irréalisable, absence de crédibilité. Logique de se faire le porte drapeau de troupes dont on ne veut pas et de défendre des valeurs auxquelles on ne croit pas. Logique de s'acharner à détruire un parti dont on veut prendre la tête. 

Elle veut que l'on consulte vite les militants. Elle croit avoir un lien charnel avec eux. Elle veut que l'on donne largement la parole à ces militants qui l'ont plébiscitée il y a peu. Elle ne veut pas attendre. Attendre c'est s'exposer au risque que les choses évoluent. Allez savoir s'ils l'aimeront dans 1 an les militants. D'ici là les méchants éléphants auront eu le temps de réagir et qui sait de la mettre hors jeu. C'est si vite arrivé un mauvais coup. Il faut faire vite. Elle s'y attelle. A l'énergie, comme d'habitude, à l'usure, au culot.

Une question: les militants se laisseront-ils une nouvelle fois avoir par ce simulacre de nouveauté? Tomberont-ils dans la rhétorique éculée de la nouveauté contre l'archaïsme? Autrement dit: reste-t-il un bout de jugeotte au militant socialiste ou ne reste-t-il rien à espérer de ce côté-là? 

 

17.06.2007

Comment confisquer une soirée électorale

Elle a cru malin de l'annoncer ce soir. "Elle" c'est Royal. "L'" c'est le fait qu'elle et Hollande sont séparés depuis longtemps.

Pas surprenant. Des bruits le disent depuis longtemps. Pourquoi l'annocer justement ce soir? Pour confisquer le débat et le faire tourner autour de sa petite personne. En même temps que cette annonce, elle en a fait une autre. Son intention de prendre le parti. Ce n'est pas non plus étonnant mais les deux annonces mises bout à bout forment une image assez déplaisante. L'utilisation de la vie privée dans un cadre politique. Une rupture avec le premier secrétaire qui rend légitime son désir de rupture. Une rupture avec Hollande pour légitimer le débat qui s'annonce contre son ancien compagnon. Elle a beau dire qu'elle ne fera rien contre François, c'est bien un coup d'Etat qu'elle prépare. C'est sa tête qui est en jeu.

Belle réaction de Mélenchon (une fois n'est pas coutume) sur le plateau de France 2 quand on lui a demandé de réagir à l'annonce de séparation. Polluer le débat ainsi, c'est indigne.  Demain, les médias reprendront l'information, la commenteront abondamment. Manière détestable de faire de la politique. Faire de la vie privée un argument politique.

On ne peut pas laisser prospérer ce genre de pratiques.  Que le parti socialiste sanctionne ce rabaissement du débat. 

Gonflée quand même la Ségolène Royal. Pourvu qu'elle ne réussisse pas son OPA sur le parti... 

Morne comme un jour de deuxième tour.

A voir ce ciel bas et lourd, à voir ces rues dominicales calmes et vides, à voir ces bureaux de vote taciturnes, y a pas photo c'est mort. La passion a fui la politique au lendemain de l'élection de pochtron premier. Même les journaleux, dans leurs commentaires, semblent dépressifs. Le spleen s'est emparé de la France. Plus de droite, plus de gauche, les Français sont enfin égaux devant la déprime. Même le camp d'en face ne jubile pas, conscient qu'il est, désormais, d'avoir pris des vessies pour des lanternes et un petit homme pour un être charismatique et capable. Des lendemains qui déchantent. La douleur d'avoir été floués. Dans ces cas-là, de honte, on reste chez soi. Aboulie totale. Plus envie de rien et surtout pas de retourner à l'endroit où a eu lieu le viol: l'isoloir. Plus qu'une phobie, un trauma. Au moins cinq ans pour se remettre.

Pas étonnant que l'abstention soit si forte. Surtout si l'on pense, pour noircir le tableau, que des personnes comme ça se présentent devant les suffrages des électeurs français. Brrr! Ouais, je sais et ça a même franchi le premier tour. Si c'est élu, ça fera une autre raison de quitter la France et de haïr une bonne moitié des Français. 

Sans parler de la perspective d'être encore déçu. Pire de la perspective de voir, dès ce soir, la curée lancé au sein d'un certain parti que n'arrêtait déjà pas la perspective d'une probable déculottée aux législatives. Un verrou de plus qui saute. On va y avoir droit c'est sûr. Reste à savoir qui va être sur TF1 et qui sur France2 mais le règlement de comptes aura bien lieu. Une fatalité qu'il faut attendre avec une résignation toute stoïcienne.

Morne jour. 

 

16.06.2007

Puni deux fois

"Pour des socialistes, Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat et Ségolène Royal à la tête du parti, ce serait la double peine."

 

 

M. Lindon, in "Rebonds", Libération 

12.06.2007

TVA mais "sociale"

Vieille comme l'opposition droite-gauche, l'opposition impôts directs, impôts indirects et surtout impôt progressif et impôt aveugle. Donc pourquoi s'étonner que la droite qui se veut décomplexée se propose de baisser de manière importante les impôts directs et se propose, dans le même temps d'augmenter la TVA. Pour dorer la pilule ou, plus prosaïquement,  pour ménager  l'anus déjà bien malmené du français moyen en l'enduisant abondamment de lubrifiant  "glissade extra plus",  on va lui donner un nom sympathique. Un nom qui fera l'unanimité. Un nom qui fait gauche. Un nom qui semble préserver le bon peuple français. Belle trouvaille des communicants: une TVA SOCIALE. Admirable adjectif qui tend à effacer le caractère rebutant de cet acronyme, synonyme de serrage de ceinture en tous genres,  d'inflation immédiate, injuste, pénalisant les plus faibles. La justice selon la droite. Parlera-t-on encore de responsabilisation? A quand la matraque sociale? Le licenciement social? La franchise sociale? Le déremboursement social?
 
Et qui c'est l'homme du social? Qui que c'est la belle caution de gauche? Bien sûr il y a social-Borloo. Lui, on connaissait. Mais il y a mieux. Plus social puisqu'il est transfuge d'un parti nommé "socialiste". Ben c'est notre ami Besson. L'ancien pourfendeur en chef du sarkozysme et qui s'est rallié à lui corps et âme. Une belle caution. Le social de la TVA, ce sera finalement lui. 

11.06.2007

Hors du parti point de salut

S'il a une leçon à tirer de ces élections c'est que la France a fait un pas supplémentaire vers le bipartisme fr anc et massif. Même si cette tendance n'est pas nouvelle, là c'est clair net et ans bavure. Les autres partis ont presque complètement disparu ou sont en passe de le faire. Exit le PCF, mort-né le MoDem ex UDF, pitoyables les Verts, étouffé le FN. Autour des deux grands pôles c'est le grand désert. Pas de place.  Les deux grands phagocytent, attirent, assimilent tout ce qui passe. Enorme trou noir qui avale tout ce qui passe à proximité.

Plus question de sortir de ces grands appareils hégémoniques. Illusoire de vouloir créer un nouveau mouvement, une nouvelle force. Quand je dis ça, je ne pense pas seulement au sort pitoyable qui a été réservé au tout nouveau MoDem. Je pense aussi à la possibilité de créer un autre mouvement à côté du PS pour en finir avec ses déchirements internes incessants. Pour en finir avec ses luttes d'appareil, pour décrocher la piètre timbale qu'il est devenu. Une explosion souhaitable et logique qui mettrait peut-être enfin un terme à ce spectacle ridicule et sans cesse recommencé. Hors de l'appareil point de salut. Ce serait contredire le mouvement qui est en train de se dessiner.

La seule manière de briser cette logique de trust politique, c'est par la voie institutionnelle. Une réforme, une révolution pour aller  vers le pluralisme que tous souhaitent mis à part le parti majoritaire du moment. Une réforme que tout le monde souhaite en France si l'on en croit les sondages. C'est la seule voie pour en sortir de ces partis fourre tout et qu'aucune idéologie ne meut si ce n'est l'idéologie de la win. Un amas hétéroclite que seul motive la perspective de la victoire et le partage du gâteau permise par le scrutin majoritaire à deux tours. 

Si tout le monde souhaite ce changement, il faut le provoquer. Ce n'est certainement pas des deux grands partis que ce changement viendra, trop heureux qu'ils sont de règner sans conteste et de se ménager cette mascarade appelée alternance et qui n'a de changement que le nom. Le pluralisme, le vrai ce n'est pas choisir entre le PS et l'UMP.

 En attendant ce changement radical, préparons-nous, avec lassitude, à voir à nouveau la parade burlesque des egos paonant pour masquer leur vacuité idéologique. Préparons-nous, avec colère, à assister à la mise en scène répétitive de la refondation mimée et de la rénovation fantasmée. Préparons-nous, avec résignation, à entendre les rodomontades fanfaronnes de la gauche qui abattra le capitalisme comme Matamore abattait les empereurs superbes du l'Orient cruel. 

09.06.2007

Chroniques d'outre-tombe

0ff3be490b626b8972d6b78607fc0c7c.gifTout a commencé comme un bon vieux canular. Un blogueur (le masculin c'est pour pas se faire chier à mettre systématiquement un "e" pour dire que ça pourrait être une femelle blogueur) se faisant appeler Mitterrand a commencé à écrire des chroniques politiques. On a tout de suite été amusé par l'idée et aussi par son accroche "Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...". Un mitterrand d'outre-tombe qui tient sa promesse et qui continue à nous hanter. Qu'il continue à hanter la gauche est une évidence et notamment le parti socialiste en mal de victoire notoire depuis sa disparition. Ces chroniques, pour les initiés semblent documentées et précises, pour le néophyte, comme vous et moi, elles sont tout au plus vraisemblables et bien écrites... Bref, tout ça semble si bien documenté qu'on commence, dans les milieux initiés aux mystères de la politique et du journalisme, à le traiter de "corbeau" et de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables. Des dents commencent à grincer. Pourtant les révélations ne sont pas fracassantes. Pas de quoi faire sauter la République. On cherche activement. On cherche à démasquer le plaisantin masqué. La blogosphère d'abord bruisse de de toutes sortes de noms. Les hypothèses vont bon train. Entre révélations et démentis sanglants. Bref ça s'agite, ça s'excite. Que craint-on? Qu'il n'en sache trop, qu'il n'en révèle trop. Pour le moment je l'ai trouvé très sage. A moins que cette impression ne soit due au fait que je ne soit pas initié. Que ce soit dû au fait que je ne saisis pas complètement les allusions. Fort possible. Probable même. En tout cas l'affaire est assez grave pour ceux qui savent. Les soupçons se sont portés principalement sur des membres, quelquefois éminents, du PS et sur des journalistes aussi. Personne à droite. Bizarre. Si je puis apporter une contribution, pour épaissir encore un peu plus le nuage salvateur qui entoure notre Mitterrand 2007, je dirais que les attaques qui sont portées par ce blog visent essentiellement des membres du PS. L'affaire a quitté la blogosphère pour déborder sur les autres médias et même dans la classe politique. La chasse au corbeau bat son plein.

 

Ceux qui me connaissent savent ce que cette situation éveille en moi. J'aime ces jeux de masque. J'aime ce mystère à peu de frais. Cette traque vaine. Ce n'est qu'un jeu. Un jeu de cache cache enfantin. Un jeu de masques. Bien sûr dans le cas présent il y a des enjeux qui pourraient s'avérer plus graves mais ça n'enlève rien au caractère jouissif et ludique de la chose. Bien au contraire. Toute cette panique pour si peu! Le blogueur qui se cache derrière ce blog a toute ma considération ne serait-ce que parce qu'il a réussi en peu de temps à foutre un beau petit bordel dans ce petit monde si bien rangé etqui cultive le secret. 

04.06.2007

Jack (dé)ment

946fa37d038b8f3064c5d755fb78cd3e.jpgAprès Eric, après Hubert, après Claude, après Jacques, après Michel, après les discrets ( ceux que l'on retrouve dans un hôtel miteux pour une relation rapide et bestiale), Nicolas drague ouvertement Jack. Nicolas, est un mec direct. Pas le genre à conter fleurette. Nicolas il appelle un chat un chat et un achat, un achat. Chacun a son prix. Et leur prix sera le sien. Quand il désire, il paye. Fort heureusement pour lui les vieux socialistes n'ont pas une haute d'estime d'eux-mêmes et se bradent sans qu'il le leur demande. Pour des postes honorifiques et sans pouvoir de décision. Même pas des maroquins ministériels. Des missions. Des missions dont tout le monde se branle complètement. Mais ça les flatte les bougres et comme ils ne croient plus aux chances de la gauche de revenir aux affaires avant leur propre retraite, ils cèdent. Proies faciles, carrières finies. Ne cherchez pas l'idéal politique, ne cherchez plus l'idéologie. Ceux que l'on disait engoncés dans les rigidités idéologiques se montrent d'une souplesse étonnante quand il s'agit de faire la danse du ventre pour Nicolas. Après ça, au moins, on ne pourra plus nous dire que le PS est un repaire de marxistes léninistes butés. Ils sont bien pragmatiques au contraire. L'intérêt avant toute chose. C'est moderne ça non? Ils y courraient tous à la soupe s'il y avait de la place pour tout le monde. 

Pour la gauche, bon débarras. Une belle image pour la droite aussi. Belle image de renouvellement politique. Ils récupèrent les vieilles catins défraîchies du PS. Celles dont plus personne ne veut. Celles qui en étaient réduites à vivre de passes minables dans les coins les plus sordides. A droite on est pas regardants. On voit l'utilité avant la beauté. C'est tout eux ça. Ils prennent ce qui passe. 

Et notre Jack qui joue les vierges effarouchées et qui nie. La bonne blague! Jack refuser les honneurs, on aura tout vu. Surtout que ça fait longtemps qu'il attend qu'on le désire. Il en a marre de faire tapisserie. Peut-être est-il vexé qu'on n'ait pas pensé à lui plus tôt. Peut-être est-il mécontent qu'on ait sous-estimé sa capacité à trahir. Son machiavélisme politique. Trahir pour une mission. Vendre son droit d'aînesse pour un plat de lentilles.Bandes de nains politiques. 

03.06.2007

Allez voter, qu'ils disaient.

On s'est beaucoup gargarisé du renouveau de la démocratie française en mettant en avant les forts taux de participation. On risque de déchanter en voyant les taux de participation aux législatives. L'effet coup de massue de l'élection du président-Soleil. Ce calendrier ridicule du quinquennat qui fait des législatives des élections de second plan et qui pousse à une l'hyper-présidentialisation de la Ve république. L'avènement annoncé du bleu tsunami. Tout cela va inciter les gens à aller à la pêche. Surtout si les premiers rayons du soleil recommencent à pointer le bout de leur nez juste à ce moment là. Et que vont faire tous ces nouveaux électeurs à qui l'on a dit: moblisez-vous et nous parviendrons à faire barrage à Sarko? Que vont-ils devenir ceux qui sont entrés en citoyenneté par une défaite cuisante? Que vont faire tous ces déçus? Pour le moment je ne sens ni ne vois d'engouement pour ces élections. Une vaste indifférence. Une campagne bien morne. Entre ceux qui n'y croient plus et ceux qui sont sûrs de leur triomphe et qui ne sentent pas le besoin de se fouler. Et pourtant c'est là que vont se jouer beaucoup de choses. C'est là que va finir de se redessiner le paysage politique français. Une vague blanche? Plutôt une vague indifférence ou une indifférence vague.

03.04.2007

Bayrou, de gauche?

medium_thumbnail_69_.jpgUne déclaration de Bayrou qui mérite qu'on s'y attarde:"Je prétends que sur bien des sujets, je suis plus à gauche qu'eux. Il y a des jours où j'ai l'impression de défendre davantage de valeurs que cette gauche-là. Il y a des choses que le Parti socialiste a oubliées". Voilà le décor posé. Il ne s'agit pas de jouer à qui est le plus à gauche. Il s'agit de voir comment le parti socialiste a fait pour en arriver là! Si Bayrou peut affirmer, avec autant d'aplomb et de certitude, qu'il est plus à gauche que le PS c'est qu'il y a maldonne, c'est qu'il y a problème, c'est qu'il y a péril. Le terrain de gauche a été laissé à l'abandon et il est à prendre. On aura beau défendre l'idée que Bayrou est un démagogue, un crypto-libéral, que sa famille a toujours été la droite, on n'arrivera pas à dissimuler si facilement le malaise.

Etre attaqué sur son aile gauche, le parti socialiste en avait l'habitude, mais être attaqué sur le flanc gauche mais au centre (je sais pas si vous suivez) voilà  qui est nouveau et qui risque d'occasionner quelques dégâts. Même si le coup ne porte pas, il met en évidence les errements idéologiques du parti socialiste et sa propension à déserter le terrain de la gauche pour aller à la conquête de terres qu'il pense plus fécondes électoralement. Cette stratégie est encore plus marquée avec Mme Royal qui triangule à tout va et qui part chasser loin de ses terres, laissant pour le coup celles-ci sans surveillance. Un premier coup de semonce avait pourtant été tiré par monsieur Bayrou qui est venu braconner allègrement sur les terres socialistes, en début de campagne. La leçon, apparemment, n'a pas été comprise par le pool de Mme Royal. Là, le coup est un peu plus précis. Bayrou lance une OPA hostile sur les voix socialistes. Jusque là il s'agissait seulement d'une participation minoritaire.

La gauche ne pourra même pas dire que la critique n'est pas fondée. Il s'agit d'une critique qu'une certaine gauche porte depuis longtemps  et qui n'est malheureusement jamais entendue. Voilà comment Bayrou l'exprime: c'est le parti qui a fait le plus de privatisations, qui a laissé déraper le déficit et la dette, qui a laissé partir les services publics et a fait le mandat de gestion à Lagardère chez Airbus"... A part le coup de la dette, on connaît les griefs. Mais il ne s'arrête pas là et affirme avec une grande clarté sa différence avec ses principaux candidats: il ne va pas se laisser enfermer dans le débat sur l'immigration ou l'identité nationale et il réaffirme avec précision et concision la position républicaine sur ces questions:  "La France, ce ne sont pas les signes extérieurs de la nation. Dans notre pays, c'est la République  qui a fait la nation et pas la nation qui a fait la République".

Il faudrait une réponse de la gauche à ces bonnes questions que leur pose Bayrou. Ce n'est pas normal que la gauche se laisse donner des leçons de gauche par un mec qu'ils disent de droite. Bayrou, sur ce coup-là, est loin d'avoir tort. "Il y a des choses que le Parti socialiste a oubliées"! On arrête  de courir après Sarko, on se pose et on se pose la question: En quoi sommes-nous de gauche? Faute de se poser la question: En quoi sommes-nous LA gauche?

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