04.08.2008
Lettre ouverte de Siné à Philippe Val
Philippe,
Tu dois être fier de toi de m’avoir, comme tout bon patron qui se respecte, viré comme un malpropre (et sans indemnité), depuis le temps que tu en rêvais.
Le hic, c’est que tu es tombé sur un os. Le "vieux" te donne du fil à retordre et, si j’en crois la rumeur, le fil en question est plutôt barbelé !
Cette peu glorieuse attitude ne m’étonne pas de toi, mais celle de l’équipe à la fois pute et soumise, me bouleverse, sauf quelques rares exceptions qui ont réussi à résister à ta pression et ont accepté de signer la pétition en ma faveur qui, au moment où je t’écris, a dépassé les 10.000 signatures !
Dans ce combat truqué d’avance, où j’ai refusé de me coucher, il y a dans le coin droit du ring, toi et tes soigneurs qui te glissent du plomb dans les gants : Claude Askolovitch, Alexandre Adler, Maitre Goldnadel, Pascal Bruckner, Laurent Joffrin, Bertrand Delanoë, Elie Wiesel, Dominique Voynet, Bernard Henri Lévy, Jean Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Fred Vargas… j’en passe et des pires.
Et dans le coin gauche, moi et les miens : Gisèle Halimi, Guy Bedos, Rony Brauman, Jean-Luc Godard, Jean Nouvel, Edgar Morin, Michel Onfray, Philippe Geluck, François Maspero, Pétillon, Gilles Perrault, Willem, Clémentine Autain, Bruno Masure, Marina Vlady, Regine Deforges, Wiaz, Fernando Arrabal, Michel Warschawski, Marcel-Francis Kahn, Olivier Besancenot, Gus Massiah, Gérard Filoche, Marina Vlady, j’en passe et des meilleurs….
A la seule lecture des ces noms, tu as déjà perdu le combat aux points. Il ne me reste plus qu’a te mettre K.O
Compte sur moi, tu vas aller au tapis avant le 15e round.
Ta cote n’est guère brillante chez les parieurs !
Siné
PS : Après que les nationalistes corses aient fait exploser ma maison il y a 4 ans, des extrémistes juifs me menacent aujourd’hui. Hier j’ai déposé plainte contre X pour menaces de mort par messages téléphoniques et par internet.
21:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : val, siné, lettre
01.08.2008
Quoi qu'en disent les cons, vive Siné
23:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : albanel, ministre, sarkozy, lettre, siné
21.10.2007
Tuer le capitalisme
Voici un poème trouvé sur Guy Môquet le jour de son exécution et qu'a exhumé l'ami Luc du blog Ma vie en Narcisse
Ce poème s'intitule donc "tuer le capitalisme" et Luc propose aux professeurs de le lire en lieu et place de la fameuse lettre. C'est aussi un moment d'Histoire.
Tuer le capitalisme :
Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice
Voilà, voilà. Parce qu'on ne peut pas réinventer des figures à sa propre image, parce qu'on ne peut pas convoquer les fantômes du passé pour les défigurer, parce que la déformation historique à des fins partisanes est une ignominie, rendons Guy Môquet à Guy Môquet et ne le réduisons pas à un une marionnette dans les mains de Guaino et de Sarkozy. Amis professeurs, si vous devez parler de Guy Môquet, parlez-en avec justesse et évoquez la totalité de ce que fut son combat.
18:40 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guy Môquet, Nicolas Sarkozy, Bernard Laporte, lettre, poème
28.09.2007
Tout ça pour ça...
J'y suis arrivé, j'ai enfin eu le courage de la lire jusqu'au bout. Et je crois qu'au milieu de tout le fatras insipide de principes contradictoires une volonté claire se fait jour: Économies. Enrobée, enjolivée, enphilosophée, enprincipée, pomponnée et racoleuse mais sous le fard qui se craquelle elle pointe son vilain museau ridé et décati: la Rigueur. Professeur, travaille mieux parce que tu n'auras pas plus. Oh oui je sais, il a promis que toutes les économies effectuées seraient immédiatement réinvesties pour ton bien être et pour celui de tes élèves. Pour ton bien être parce que c'est reconnu tu mérites mieux. Bien sûr t'en est pas à crever la dalle mais bon tu es parfois obligé de faire des petits à côtés pour te payer les dernières espadrilles estampillées bio et commerce équitable dans le catalogue de la Camif. Ton pouvoir d'achat a reculé, la considération qu'on te doit aussi (sans corrélation). Et pour le bien de tes élèves bien sûr car le centre c'est toujours eux on te le jure la larme à l'oeil et la rhétorique à la bouche. Qu'il est simple d'émouvoir quand on défend le bien être de l'enfant et qu'on se lance dans un morceau de bravoure enflammé sur l'avenir de la France tant les métaphores, les hyperboles, les énumérations infinies coulent d'elles mêmes! Leur bien être on vous dit. on va même alléger les rythmes scolaires sans bien sûr renoncer à l'exigence et sans rogner sur les programmes. Pas plus d'éducation mais mieux d'éducation. Tout ça pour ça... Et finir sur la civilisation est de toute beaté! Economies=civilisation. Clap, clap, clap.21:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, lettre, école, rigueur budgétaire





