02.08.2008

Droits de réponse à Joffrin

 Comment répondre à tous les calomniateurs? Comme un vol de gerfauts... Pauvre Siné!

 

 

Deux réponses de Siné à Libération , parues le jeudi 31 juillet 2008 dans ce quotidien.

1. Droit de réponse de Maurice Sinet, dit Siné, à l’article de Laurent Joffrin publié dans la rubrique « Rebonds » du journal Libération, en date du 25 juillet 2008, titré « Charlie Hebdo : sanctionner l’antisémitisme », ainsi que sur notre site.

Monsieur,

Votre amitié pour Philippe Val vous a égaré au point de m’insulter gravement dans les colonnes de votre journal du 25 juillet, en me traitant à plusieurs reprises d’antisémite et de raciste. Vous insultez par la même occasion toute la communauté juive en l’assimilant à une race ! Vous allez jusqu’à associer mon nom à Drumont, Maurras et Brasillach… Bigre ! Pourquoi pas à Hitler, Pol Pot et Saddam Hussein pendant que vous y êtes ?

Je suis désolé de vous décevoir, mais je ne suis l’auteur ni de Mein kampf ni des Protocoles des sages de Sion. Je ne suis, depuis plus de soixante ans, qu’un anti-imbécile primaire (euphémisme destiné à parer à tout refus de publication éventuel).

Siné (« Polémiste lourdingue » aux « éructations de folliculaire » et « cacochyme de l’extrême gauche antisioniste ».)

Nota bene. Vous n’êtes pas sans savoir que je poursuis en justice, pour diffamation, Claude Askolovitch, qui, pourtant, en a dit beaucoup moins que vous.

2. Droit de réponse de Maurice Sinet, dit Siné, à l’article de Laurent Joffrin publié dans la rubrique « Rebonds » du journal Libération,en date du 28 juillet 2008, titré « Siné, suite… », ainsi que sur notre site.

Monsieur,

Vous parlez de la violence haineuse des pétitionnaires envers Philippe Val, mais la vôtre, à mon égard, ne l’est assurément pas moins. Si vous n’entendez que le son de cloche de Val, qui me déteste, cela n’est guère étonnant : « Il est convenu dans un premier temps, avant de se rétracter, d’un texte correctif », écrivez-vous dans votre article. Val vous a-t-il dit qu’il s’agissait d’une lettre apocryphe qui avait été rédigée par ses soins ? Je n’avais accepté de la signer, de mauvaise grâce, après quelques corrections, que pour clore cette fâcheuse polémique. Si je me suis rétracté, c’est parce que j’ai appris in extremis qu’un communiqué de la rédaction, soi-disant unanime et condamnant mes propos, allait être publié simultanément dans Charlie Hebdo. J’ai estimé cela pour le moins malhonnête.

« Son soutien récent à l’humoriste Dieudonné […] » : je ne sais pas où vous êtes allé pêcher cette info malodorante ? Je n’ai jamais soutenu ce personnage et j’éprouve pour lui une vive antipathie !

Finalement, il n’y a d’exact que mes propos (bien que je croie que la loi vous interdise de les citer) que vous rapportez, bien sûr sortis de leur contexte (l’émission sur Carbone 14 avait eu lieu un dimanche à partir de minuit et avait duré trois heures !).

J’avais, il y a vingt-trois ans de cela, présenté mes excuses, sincères celles-là et pas apocryphes. Maître Bernard Jouanneau, avocat de la Licra, écrivait en retour : « Lisez, apprenez-la par cœur, récitez-la à vos enfants. Vous avez là un morceau d’anthologie, une page du cœur. […] A la prochaine audience, je pourrai serrer la main de Siné. » Comme la Licra refusa de publier sa lettre dans son périodique, l’avocat démissionna de ses fonctions pour protester !

Siné

 
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02.07.2007

Autisme suspends ton cours

Un mouvement réclame une autre approche de l'économie et de son enseignement dans le supérieur. Sur la présentation du mouvement vous trouverez les informations sur leur site, ainsi qu'une pétition lancée pour soutenir une réforme de l'enseignement de l'économie. Je reproduis ici la lettre ouverte, chipée sur Libération, au cas où elle aurait échappé à votre oeil perspicace:

 

La création en grande pompe de l’Ecole d’économie de Paris (où certains auteurs de cette lettre ouverte étudient) ne saurait dispenser d’un débat de fond concernant la place des sciences économiques dans l’enseignement supérieur. La formalisation dans les cours d’économie nous semble excessive et peut empêcher la compréhension du monde qui nous entoure. Il ne s’agit pas ici de dénoncer l’apprentissage des mathématiques, le problème qui se pose est la place qui leur est consacrée dans le cursus universitaire, la maîtrise des mathématiques devenant une fin en soi. Cet excès est d’ailleurs spécifiquement français, l’enseignement en économie dans le reste du monde (dans les pays anglo-saxons notamment) n’étant que peu ou pas formalisé lors des premières années d’université.

 

Nous réclamons un rééquilibrage en faveur d’une réelle explication des concepts issus des différentes théories économiques. Les enseignements n’ont pas vocation à reproduire la domination exercée par la théorie néoclassique. En effet, l’économie est une science sociale. A ce titre, elle ne peut que s’enrichir de la confrontation des différents systèmes de pensée. Par ailleurs, il faudrait permettre aux étudiants d’inscrire l’économie dans un contexte plus large à travers un enseignement pluridisciplinaire. Pour mesurer toute la portée du champ économique, il est nécessaire d’acquérir des notions précises sur l’histoire des idées, les données institutionnelles, les facteurs sociologiques avec lesquels cette discipline est sans cesse en interaction. Nous proposons donc quatre pistes de réforme : une formalisation qui ne soit plus une fin en soi. Une confrontation plus importante de la théorie aux faits. Une présentation plus équilibrée des différentes théories économiques dans les premières années de cursus universitaire. Une approche de l’économie plus transversale.

12.04.2007

Le pouvoir de la presse, le pouvoir de l'argent?

Sarkozy est interviewé par Libé. Comme toujours, quand on a osé égratigner Sarkozy, c'est tendu. Comme d'habitude le ton est agressif. L'attaque comme préalable. On attaque et éventuellement on discute. L'interview est courte, très courte. Quels reproches? Un article en particulier. Un article sur les révélations faites par le Canard et relayées par Libé. Apparemment Libé a fait crime de lèse-majesté. "Le soupçon". C'est le titre de l'article en question. "Vous avez écrit des choses qui m'ont blessé" (sic). 

Pauvre petite victime. Il a été tellement blessé qu'il a appelé Rotschild. Pour se plaindre. Pour qu'on arrête. "La démolition systématique, ça, c'est ignoble."

Ignoble. Immigration et Identité Nationale: pas ignoble. Dire que Sarkozy aurait éventuellement pu profiter de certains avantages personnels: Ignoble.  Faut juste le savoir. Ce mot l'avait fait bondir et pousser des cris d'orfraie blessée. Là, ça passe. Le journalisme? Ignoble.

Pourquoi appeler Rotschild? Pour faire cesser ces attaques ignobles. Pour museler la rédaction. Apparemment il sait à quelle porte frapper. Joffrin a beau expliquer que le chef de rédac' c'est lui, mépris... "Peut-être, mais c'est son argent."  Un journal c'est pas la rédaction c'est d'abord l'argent. Il sait où se trouve le pouvoir, l'ami Sarkozy, il sait où frapper. Liberté de la presse donc. Liberté des actionnaires surtout. Le pouvoir, c'est l'argent.

Voilà qui en dit long à nouveau sur la vision du monde de notre candidat préféré.  

13.02.2007

Réponse à Finkie

Il est pas content Finkie parce que personne n'arrive à suivre les circonvolutions retorses de son esprit fatigué de devoir masquer le fond de sa pensée. Il est pas content parce que le Canard enchainé a annoncé un peu vite son ralliement à Nicolas Sarkozy. Pas content parce que Libération a vite emboité le pas au Canard. Pas content peut-être aussi parce qu'il s'est fait griller la priorité par Glucksmann (le veinard ndr) et que du coup ça le faisait moins d'annoncer son ralliement. La stupeur, la surprise, l'incompréhension seraient moins grandes dans le public... Donc il demande aux journalistes de l'oublier. Chiche!  http://www.liberation.fr/rebonds/courrier/234867.FR.php

En même temps tout le monde y a cru à son ralliement même Sarkozy qui l'a même cité dans son grand discours d'ouverture. Si l'on veut qu'on arrête de le cataloguer qu'il demande à Sarkozy de ne pas le citer, de ne pas s'inspirer de ses idées inspirées sur l'école, la culture et la Civilisation. D'ailleurs il écrit à libé pour dire qu'il ne s'est pas rallié à sarkozy même s'il se sent très proche de ses idées, même si sarkozy en retour se sent très proche de celles de Finkie... Que lui manque-t-il pour se rallier à lui... Le bon moment. Le bon moment médiatique s'entend. Ou bien la bonne rétribution de son ralliement de poids. 

Bon c'est bon on a noté que Finkie ne se ralliait finalement pas à Sarkozy. On va le laisser tranquille. On va pas parler de lui. Mais qu'il nous promett, en retour, de se tenir tranquille. Pas de ralliement fracassant, imprévu, ébouriffant... On le croit sur parole. Il veut la jouer profil bas. Il ne cherche pas à faire parler de lui... Un livre en prépération? Les Grands Esprits se rencontrent, le retour?