01.08.2008

Quoi qu'en disent les cons, vive Siné

Le vieux n'est pas mort, la preuve: il bouge encore. Il bouge et il continue à écrire, dans son style inimitable et avec sa graphie faite de pattes de mouches improbables. En fait il serait juste de dire qu'il écrit comme un chat. Et c'est dans son style brouillon qu'il a décidé de s'adresser à madâme Albanel, ministre de son état, de la culture et de la communication qui plus est, qui, entre la communication et la culture a choisi la communication pour venir au secours du patron de presse, Val, contre l'artiste, Siné, et qui n'a épargné aucun propos injurieux à son encontre et aider à ajouter du bruit au bruit au lieu, comme sa fonction l'y engage, de s'élever au dessus de la polémique pour garantir l'équité de l'Etat. Il lui explique ainsi, dans sa lettre, que c'est bon d'être insulté par des gens comme elle et c'est ben vrai. Lisez plutôt sa lettre, c'est mieux. Voilà à quoi s'expose un(e) ministre quand il (elle) décide de rentrer dans des batailles bourbeuses. Bien fait pour sa gueule!
 
 
 
 
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19.05.2007

Kouchner, l'insoumis?

medium_images_1_.jpg"Un tiers mondiste, deux tiers mondain" disent les mauvaises langues. Un homme venu tout droit de la "vie civile" mais qui s'est visiblement plu dans le monde politique et qui n'a pas voulu en bouger.

Au temps du Biafra, il était grand parce que son engagement était grand mais aujourd'hui? Il était grand lorsqu'il initiait (avec beaucoup d'autres médecins sans frontières ex secours médical français), il était grand lorsqu'en 68 il était à la tête de la grève de la faculté de médecine de Paris, il était grand quand il créait médecins du monde... Il est moins grand lorsqu'il s'affiche en Somalie, entouré de caméras, un sac de riz sur le dos.

Il est populaire, il utilise son image pour de bonnes causes mais aussi pour renforcer sa popularité. Bonnes causes ou popularité? Le vers est dans le fruit, la suspicion est de mise. Popularité et aucun poste à la hauteur de celle-ci. Le PS ne se presse pas pour lui laisser la place qu'il pense devoir lui revenir. Il faut dire que le PS en a assez, trop, de fortes têtes, de personnalités, de têtes qui dépassent... Ce qui lui manque c'est le collectif. Il est à la marge. Il adhère au PRG. Mais ça ne paie pas plus. Des postes internationaux auprès de l'ONU en tant qu'administrateur du Kosovo et puis rien... Ni le HCR, ni l'OMS. Pas assez appuyé ou pas assez crédible et compétent. Donc on retiendra qu'il n'était pas suffisamment appuyé par la France...

Et là... Il en arrive à accepter la proposition de Sarkozy. Du PC communiste à la droite en passant par le PS et le PRG. Beau parcours! Belle trajectoire, commune aujourd'hui mais exemplaire. Vous me direz pur opportunisme. je vous répondrai par l'affirmative mais je rajouterai qu'il y  a des points de jonction entre le French doctor et la French dolor. L'atlantisme. Kouchner est un américanophile convaincu. Il était pour l'intervention en Irak, par exemple. "Ni la guerre, ni Saddam". Ouais, pas tenable. Assassinat politique? Intervention de barbouzes? Déstabilisation politique? Difficile. On a eu la guerre, puis la guerre civile, puis l'embrasement de la région et la décrédibilisation des États Unis en prime. Clairvoyants les interventionnistes. Heureusement qu'on n'avait pas Kouchner au Quai d'Orsay. 

Et demain? Demain il rejoindra un parti de centre droit. Le Modem s'il est encore vivant et vivace ou l'autre, l'inféodé,  le vassal, le satellite de l'UMP. Une suite logique pour accomplir sa mue.